Le sens du bâton

J’ai le plaissens du baton AAJCir de partager avec vous un extrait du livre HER-BAK « pois chiche » (*) écrit par Isha Schwaller de Lubicz, grand spécialiste de l’Egypte Pharaonique.

Le livre a pour ambition « d’exposer une synthèse vivante, et sous une forme facilement accessible à la mentalité occidentale, l’ensemble des problèmes évoqués par l’antique Egypte.... L’histoire met en scène un jeune garçon égyptien et se situe dans la contrée du Temple de Karnak vers la XXème dynastie. .... »

« L’artisan caressait un bâton, progressivement renflé vers sa base ; il s’appuya sur lui et répondit :

- J’ai appris le sens du bâton.

Le verbe d’un animal, c’est son cri ; mais pour l’homme qui a compliqué la « parole », le porteur le plus primitif de son « Verbe », c’est le bâton.

Par lui, il exprime son geste et sa nature ; avec lui il démontre, il menace, il châtie ; par lui il se mesure ; sur lui, il se repose ; et dans l’obscurité son bâton le dirige.

Son bâton exprime sa force ; sa canne exprime sa fonction.Un homme peut être nu, pourvu qu’il ait sa canne !...

L’humeur de l’homme est variable, sa canne est immuable ; sa canne rétablit l’harmonie ; sa canne impose le respect.S’il dort, elle le garde ; s’il est las, elle le protège ; s’il est tenté d’oublier sa fonction, sa canne appelle son action...

...... »

(*) paru chez Flammarion